Guy Ligniéres

Je suis né le 8avril 1945 à Saïda ( sud de l’Oranie Algérie)

J’écris depuis ma prés- adolescence. J’aime ma langue : Le Français. Les mots ont des couleurs, il suffit de les marier pour en créer d’autres. Ils bougent et quand ils sont habillés d’une mélodie, alors ils chantent et dansent. C’est la fête au village.
J’écris par pulsions et émotions, comme un enfant qui a, soudainement, plein de couleurs dans la tête puis qui peinturlure un dessin pour l’offrir. Je ne suis pas une fine plume, mais j’ai besoin de parler, de me parler de laisser mon âme écrire. J’ai aussi besoin d’évasion ; alors je voyage.
Quelques uns  de mes textes ont été mis en musique et interprétés par Mare-Line.
Si certaines  ou certains sont intéressés, qu’ils contactent Marie-Line ou moi
Je vous salue. Affectueusement
Guy
Téléphone : 0247556249  portable 0678940631


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Paroles de Guy Lignières

Musique et chant : Marie-Line Renard

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Quel chemin (texte de Guy)
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                             Farniente


                             Hamac ! Oh mon hamac !
                             Mon demis sac,
                             Ma p’tite barque
                             Oh ! Comme tu m'embarques !                           
                             Amarré aux cocotiers,
                             Cocotier balancier,
                             D’un sommeil mérité.
                             Bon repos du retraité
                             Vivre en toute paresse
                             Et ne pas faire grand-chose,
                             Car ma foi la paresse
                             C’est l’ travail qui se repose
                          
                             P’tit bonhomme en dodo,
                             Pas aimer l’ boulot
                             Zen, cool sur le dos
                             La vie piano molo.
                         
                             Je deviens coquin
                             En des  rêves païens,
                             Et je noie mes mains
                             En des chutes de reins
                             Berce-moi douce sieste.
                             Le labeur est une peste,
                             Faites tout, faites, faites,
                             Après  je ferai le reste.
                             Oh brise des mers berce
                             Calme , douce déesse
                             Laisse mon corps en paresse.
                             Farniente  tu es ma maîtresse.

                             P’tit bonhomme en dodo
                             Pas aimer l’ boulot.
                            Zen, cool sur le dos,
                            La vie, piano, molo.

                             Guy Lignères   15 09 2011-
                       Du recueil « comme un soleil dans ma tête »

          Divorce de copains


Divorcer d’un copain,
C’est pire que déchirer l’amour
C’est se couper une main
C’est une fenêtre sans cour

Mon pote, vieux chien,
Tu as rompu le contrat.
Ce qui était mien était tien.
Voilà cette gonzesse
Qui brise notre amitié.
Elle m’a béni de tristesse,
Mis en cage ta liberté.

Peut-être qu’elle t’aime,
Mais moi je t’estime.
On les connaît ses poèmes,
Le mensonge qui se grime.
Elle t’habille d’éloges
A dire que tu es le plus beau
Mais moi, mon vieux gavroche
 Moi, j’aime aussi tes défauts

Divorcer d’un copain,
C’est pire que déchirer l’amour
C’est se couper une main
C’est une fenêtre sans cour

Oublierais tu mon épaule
Qui te servait de béquille,
Quand tu jouais au guignol,
Te soûlais pour une fille
Aura-t-elle des mots qu’il faut
Quand tu seras aux abois
Les mots d’un vieux poteau
Qui chauffent qu’on a froid.

On a mélangé nos âmes,
Partagé les mêmes emmerdes
Aimé les mêmes femmes
Qu’elles fussent belles ou laides
Pleuré les mêmes larmes
Libéré les mêmes rires
Eu aussi cette flamme
La  force du désir
.
Divorcer d’un copain,
C’est pire que déchirer l’amour
C’est se couper une main
C’est une fenêtre sans cour.

Mon copain, mon frère,
Fusillé au champ  d’amour !
Lui le costaud, le fier,
Le coq de la basse-cour.
Mourir d’amour que l’on dit ?
C’est bien toi qu’elle a pris,
Et c’est moi qui péris.
Dernier partage d’une connerie.

Laissez moi donc tranquille,
Traîner ma peau de chagrin
Dans les rues de la ville,
Pleurer comme un gamin.
Il me faut tout oublier ;
Tous ce qui peut être lui,
Ce passé qui vient mouiller
Mon présent qui s’ennuie

 Divorcer d’un copain,
C’est pire que déchirer l’amour
C’est se couper une main
C’est une fenêtre sans cour.

Lignères Guy  25 06 2014 (du recueil « Et regarder la vie »)





              Le vieux Lion

J’avais du feu dans les prunelles,
On ne craignait que moi
Au grand bal des gazelles
Je dansais comme un roi.

Sont venus deux mâles cruels,
Beaux comme des dieux,
Ont fait danser mes gazelles
Et m’ont chassé de mes lieux.

Je ne me suis pas vu vieillir
Maintenant mes yeux se taisent,
J’ai du capituler, m’en fuir
Loin de mes chasseresses.

          Où sont ces tribus de Blacks
          Faisant vibrer la savane
          Aux rythmes des tam-tams
          Je rêve, rêve d’un come-back

Je n’ai plus l’allure altière,
Mes envies se fanent
Se blanchit ma crinière,
Ne suis plus Roi de la savane

Je me fais grand solitaire,
Ronge de vieilles charognes,
Finies les bonnes chairs,
Je ne rugis plus ; je grogne.

Je regarde passer les gazelles,
J’ai perdu de ma puissance,
Elles me narguent ces demoiselles,
En paissant avec aisance.

          Où sont ces tribus de Blacks
          Faisant vibrer la savane
          Aux rythmes des tam-tams
          Je rêve, rêve d’un come-back

Finirais-je dans un cirque,
Sous l’ordre d’un dompteur,
Applaudi par un public
Ignorant que je fus seigneur.

Un jour je ronronnerai
Comme le matou d’une bigote,
Devant un chiwawa castré
Je montrerai mes quenottes.

Où sont ces belles lionnes
Qui me brûlaient le sang,
Ces femelles garçonnes
Dont je fus le dominant

          Où sont ces tribus de Blacks
          Faisant vibrer la savane
          Aux rythmes des tam-tams.
          Je rêve, rêve d’un come-back.

Ma patrie, Afrique ! Afrique !
Me manqueront tes soleils fauves.
Des civilisés, pour du fric,
Vont te faire plus que pauvre

Enfin je me meurs tranquille
Dans mon pays sauvage
Sous une lune immobile
Je pars sans colère ni rage

Là, dans ces grands espaces
Sous la tiédeur du ciel,
Majestueusement, passent
Gazelles, belles demoiselles

          Où sont ces tribus de Blacks
          Faisant vibrer la savane
          Aux rythmes des tam-tams.
          Je rêve, rêve d’un come-back

Lignères Guy 14 août 2014

(du recueil «Et regarder la vie »)§ sacem


  Usure de l’amour

Passent jours et semaines,
Nous restons étrangers.
Sans amour et sans haine,
N’avons rien à échanger.
Les habitudes ont usé
Les plus forts sentiments,
Le temps nous a lésé,
Plus rien ne nous surprend.
Ces étreintes furtives
Sur couche d’herbe tendre
Ces gestes complices
Qu’on ne sait plus comprendre.

Refrain    Ce soir je serai en retard.
                  Pardon- passe moi le plat.
                  Un peu comme dans un self,
                  Nos mots n’ont plus d’éclat.
                  Notre vie est sans relief
                  L’amour est au placard.

Je te sens toute en pluie,
Je sais qu’au fond de toi,
Hier comme aujourd’hui
Tu me gardes dans toi.
Le temps est une gangrène,
Si on ne sait le prendre,
Puis il nous entraîne,
Défaisant les cœurs tendres.
J’ai envie de crier, pleurer
Notre amour orphelin.
J’ai la gorge serrée
Au sanglot du chagrin.                                      

Refrain     Angoisse dans les yeux
                  Quand l’espoir s’embrunit,
                  En perdant les arômes
                  Que l’amour a inscrits.
                  On est comme des mômes
                  Qui cherchent le bon dieu.
                                                                         
Je te regarde, tu es belle.                          
Je voudrais te dire je t’aime    .                       
Puis encore saisir celle                                 
Que je voudrais  sans peine     .                    
Retrouvons nos empreintes,
N’allons plus à contre-jour,
Puis soignons nos plaintes,
Ne restons pas sourds.
On échange des regards,
Mouillés de doux regrets,
Comme s’il était trop tard
Pour avoir un secret


Refrain        Et sans hésiter,
                     J’ai envie de te dire
                     Allons, prenons le temps,
                     Avant de s’assoupir
                     De faire un enfant.
                     Le voilà notre secret

Lignères Guy   09 mars 2013
(du recueil « et regarder la vie »)sacem§

 System D……

C’est au black qu’il travaille
Pour ne  pas payer d’impôt
A une bande de canailles,
Donner un seul euro

T’auras pas de retraite
Quand tu seras vieux,
Mais j’ai ma chaussette,
Il n’y a rien de mieux.

Sur le quai de la gare
Il porte les valises,
Il nettoie les phares,
Astique les pare-brise.

                   Le system D…émerde,
                   Pour traverser la vie,
                   Il en connaît un bout
                   Il en connaît le verbe,
                   Les combines, les fourbies.
                   Pour ça, il tient debout.

Il cultive les jardins,
Et les femmes des copains,
Où ne pousse pas le chagrin,
Il se sent mieux que bien

Il dort dans une cabane,
A l’ombre d’un chêne,
Ne se prend pas le crâne,
Rien de rien ne le gène.

Un canon de rouge,
Une poignée de fayots,
Un camembert qui bouge,
Et laisse courir Jeannot !

                   Le system D..émerde,
                   Pour traverser la vie
                  Il en connaît un bout.
                  Il en connaît le verbe.
                  Les combines, les fourbies.
                 Pour ça, il  tient debout.

Ne crois qu’en Jésus
Et ses douze apôtres,
Qui buvaient le bon jus
En chantant « A la nôtre »

Avoir un vieux pote
Changeant l’eau en vin,
Je veux bien être l’apôtre
De cet être divin.

Il roule sa cigarette,
Regarde s’éteindre le jour,
Pour lui le temps s’arrête,
C’est son moment d’amour

                    Le system D…émerde,
                   Pour traverser la vie,
                   Il en connaît un bout
                   Il en connaît le verbe.
                   Les combines, les fourbies,
                   Pour ça, il tient debout.


 Lignères Guy 27_10-2014

(recueil « comme un soleil dans ma tête »)sacem



L’arbre et la pollution (mea culpa)

Je suis arbre solitaire
Qui persiste, résiste
Témoin d’une terre
Où plus rien n’existe
Ensoleillés de rires,
Autour de mon tronc,
Des enfants de l’avenir
Dansaient en rond,
Des enfants terriens
Entonnaient ce refrain

Un arbre sans oiseau
C’est une âme sans vie
Un ruisseau sans eau,
Un homme sans famille,
De l’air sans oxygène
Des poumons sans haleine.

Où sont ces piafs bavards
Réveillant le printemps
Et ces brises du hasard
Qui glissaient tendrement
Ma famille La forêt
Est morte de pollution
On a tous bien ignoré
L’appel à la raison
Où sont ces enfants terriens
Qui chantaient ce refrain

Un arbre sans oiseau
C’est une âme sans vie
Un ruisseau sans eau,
Un homme sans famille,
De l’air sans oxygène
Des poumons sans haleine
Où sont ces matins timides
Et ces aurores opales
Et les perles limpides
D’une rosée matinale.
Et ces lacs de miroir,
Qui n’existeront plus
Enfants des neiges fondues
Taris de désespoir
Où sont les enfants terriens
Qui entonnaient ce refrain

Un arbre sans oiseau
C’est une âme sans vie
Un ruisseau sans eau,
Un homme sans famille,
De l’air sans oxygène
Des poumons sans haleine

Où sont les océans,
Leurs colères d’écume,
Et les sommets tout blancs
Dans leurs foulards de brume.
Les flots sont acides,
Et les neiges éternelles,
Sur  les sommets avides
Ne caressent plus le ciel.
Où sont ces enfants terriens
Qui chantaient ce refrain

Un arbre sans oiseau
C’est une âme sans vie
Un ruisseau sans eau,
Un homme sans famille,
De l’air sans oxygène
Des poumons sans haleine


Où sont ces géants de glace
Enracinés dans l’eau
Témoins des temps qui passent
Et qui fondent en morceaux.
Poumons de l’Amazonie,
Poumons de l’univers
Que nous avons bannies
Nous, hommes pervers.
Où sont ces enfants terriens
Qui entonnaient ce refrain

Un arbre sans oiseau
C’est une âme sans vie
Un ruisseau sans eau,
Un homme sans famille,
De l’air sans oxygène
Des poumons sans haleine

Nos quatre saisons
Sont désarticulées
Par Dame pollution
Qu’on a bien installée.
Terre ! Terre ! Oh ma terre,
Perle bleue sacrée,
Dans l’écrin de l’univers
On t’a massacrée.
Moi, Arbre, faut que je dise :
La planète bleue agonise

 Lignères Guy  28 mars 2015 

(du  recueil Et regarder la vie)